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Bitcoin, la monnaie libre

Bitcoin représente à la fois l'accomplissement d'une philosophie sur la monnaie, un assemblage de plusieurs technologies et la première expérimentation fonctionnelle d’un système monétaire réellement décentralisé. Dans ce papier, nous faisons un premier pas à la découverte de cet actif considéré comme la reine des cryptomonnaies.

Bitcoin représente une nouvelle forme d'actif dont la confiance n'est garantie par aucun organe central.  Avant 2009, il était inconcevable voire impossible d'imaginer voir un tel actif se faire une place dans la sphère économique. 

Des origines lointaines

L'idée autour de la création d'une monnaie indépendante des Etats ne date pas d'aujourd'hui. Dès les années 70, l’école autrichienne, un courant de pensée économique, a fait émerger l'idée d’une dénationalisation de la monnaie. Ce n’est qu’avec l’avènement d’internet que les cypherpunks, un groupe de cryptographes soucieux de la protection de la vie privée se sont mis à diffuser dans une mailing list des messages appelant à une monnaie qui échappe au contrôle des banques.

Depuis, de nombreuses expérimentations ont été faites sans rencontrer le succès et les performances techniques attendues. C'est seulement en octobre 2008 qu'un mystérieux Satoshi Nakamoto publia un document de neuf pages, la toute première documentation technique de bitcoin sous l’intitulé « Bitcoin : A Peer to Peer electronic cash system" que nous pouvons traduire par « Bitcoin : un système de paiement électronique pair-à-pair ».

Une monnaie loin des tiers de confiances

Bitcoin est bâti sur l'idéal d'un monde où la question monétaire est hors du contrôle des états et banques. Le transfert de valeur s'effectue entre les parties concernées sans passer par une entité extérieure. L'utilisateur lambda occupe le centre du système monétaire dont il est à la fois responsable du développement, fonctionnement voire même de la survie.

Des ordinateurs puissants repartis à travers la planète sont mis à disposition pour résoudre des calculs complexes dont la résolution enclenche la validation d'un bloc contenant des transactions chaque 10 minute environ. A Chaque bloc crée, l'ordinateur ayant résolu l'énigme empoche une commission comprenant de bitcoins fraichement crées et des frais de transactions incluses dans le bloc. Au moment de la rédaction de cet article, la récompense de bloc est de 6.25 bitcoin, une incitation économique qui entraine l’adoption progressive de ce procédé accessible à tous appelé minage.

Le minage n'est pas le seul facteur qui rend bitcoin décentralisé. Bitcoin repose sur un protocole libre d’accès ; cela signifie que tout le monde peut le lire et contribuer à son amélioration en proposant un BIP (Bitcoin Improvment Proposal) ; chaque proposition est soumise à une adoption de toute la communauté représentée par les développeurs, mineurs, fournisseurs de services jusqu’aux simples utilisateurs. Bitcoin est par ces faits, l'exemple parfait d'une démocratie pure, au-delà même de la question monétaire.

Bitcoin n’est pas qu'un actif financier. Son protocole ouvre la possibilité de créer un certain nombre d'applications pouvant servir dans différents secteurs (comme nous allons le constater dans nos prochains numéros). Avec à peine 11 ans d'existence, certaines voix présentent bitcoin comme étant à la fois une monnaie très particulière et un outil technologique dont le modèle va provoquer des changements profonds dans un certain nombre de domaines, parfois sans prendre suffisamment de recul et sans appréhender le sujet à sa juste valeur. Quant à nous, nous allons quotidiennement découvrir avec vous ce qu'il en est de Bitcoin et tout son écosystème.


Gloire W

Salut, c’est Gloire

J’entends parler du bitcoin et de sa blockchain en 2014. C’est après la bulle de 2017 que je m’y plonge avec passion, j’en fait mon sujet d’étude.