Afrique du Sud : la Reserve Bank appelle à une réglementation neutre

Afrique du Sud

Accompagnée par la bourse de Johannesburg ainsi que les principales banques du pays telles que Absa Group, FirstRand Bank, Nedbank Group et Standard Bank Group, la Reserve Bank d’Afrique du Sud a organisé un groupe de travail sur la fintech. S’exprimant à propos de cryptomonnaies, l’institution a appelé à une réglementation plus claire et tenant compte de la neutralité technologique.

La blockchain fait partie de l’économie; elle est là pour rester

Selon une nouvelle recherche de la banque centrale sud-africaine et du groupe de travail intergouvernemental sur la fintech, les décideurs, les législateurs et les régulateurs doivent s’engager davantage avec l’industrie fintech avant d’intégrer les actifs tels que bitcoin dans le système financier du pays.

Pour la Reserve Bank et les membres du groupe de travail, des efforts devraient être faits pour s’assurer que les règles sont neutres sur le plan technologique, fondées sur des principes et issues de la collaboration avec les acteurs du secteur. 

Il devient de plus en plus évident pour les autorités sud-africaines qu’une interdiction du bitcoin dans le pays ne mettra pas fin à son utilisation car ce dernier occupe désormais une place importante dans le système financier. Mais ces derniers ne mentionnent pas directement le bitcoin, au profit de la “blockchain.” 

“La technologie à la base de crypto-monnaies telles que le bitcoin est expérimentée dans une grande partie du système financier mondial”.

La Reserve Bank pour une réglementation claire 

Lesetja Kganyago, gouverneur de la Reserve Bank a déclaré dans un discours en ligne que “les connaissances acquises par le biais d’une enquête pratique devraient permettre d’améliorer la clarté de la réglementation, tant pour les innovateurs que pour les régulateurs, et devraient garantir des conditions de concurrence équitables pour tous les participants au marché.”

Il a déclaré que les régulateurs devraient agir avec discrétion lorsqu’ils évaluent les nouveaux développements avant de réviser les règles et devraient être “pleinement conscients” que les entreprises réglementées ont besoin de plus de clarté avant de s’engager sur le marché sud-africain. 

Selon le groupe de travail, “une transition vers un système basé sur la blockchain implique une planification et une exécution minutieuses, et peut impliquer de faire fonctionner un système financier parallèle pendant un certain temps, voire indéfiniment.”

Gloire

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